Et si les réseaux d’eau étaient l’un des grands défis de demain ?
#Eau #TravauxPublics
Organisée par le Département de l’Hérault et la FRTP Occitanie – Les Canalisateurs de France, la Journée de l’Eau s’est tenue le 18 mars à PierresVives, à Montpellier.
Animée par Hubert Vialatte, la matinée a réuni 200 experts publics et privés de la filière – syndicats mixtes, bureaux d’études, collectivités, entreprises de travaux publics – autour de trois grandes séquences : un échange avec l’hydrologue Éric Servat, un état des lieux des enjeux liés aux réseaux d’eau, puis une table ronde consacrée aux métiers de l’eau.
Pendant trois heures d’échanges, plusieurs sujets structurants ont été abordés : chiffres-clés du secteur, stratégie d’attractivité, formation, mais aussi besoin d’accélération des investissements pour mettre à niveau les réseaux d’eau. Pierre Rampa, président national, et Julien Biagioni, directeur général délégué Méditerranée et SCAM TP, ont notamment insisté sur ces enjeux.
L’hydrologue Éric Servat, directeur du Centre International UNESCO sur l’Eau de Montpellier – ICIREWARD, a livré un éclairage approfondi sur les défis à venir. Les débats ont également porté sur l’aménagement du territoire, avec l’extension vers le Minervois du réseau Aqua Domitia avec BRL Groupe François Gontard, ainsi que sur deux projets de retenues hivernales du Département dans le secteur de Pézenas, évoqués par Dominique Jaumard.
Autres thèmes abordés au fil de la matinée : les innovations technologiques et tarifaires, avec notamment les capteurs, la REUT, les études liées au dessalement d’eau saumâtre dans le Biterrois, ainsi que les tarifs écosolidaires de l’eau et la sensibilisation des populations, avec les interventions de Romain Haguelon et Pierre Dissaux (Veolia).
La séquence « Génération Bleue », consacrée aux jeunes en formation, du CAP au Bac + 5, au CESI et à l’IFTP Occitanie – Institut de Formation des Travaux Publics (lycée Fernand Léger de Bédarieux), a ouvert des perspectives concrètes sur les métiers de l’eau.
Au micro, Sarah Eberst, conductrice de travaux à la SADE (Carcassonne), a expliqué son engagement : « Pourquoi je me suis orientée vers ces métiers ? Parce que je suis née au Togo et y ai vécu 5 ans. Très jeune, j’ai été sensibilisée au manque d’eau. Travailler à la SADE (Carcassonne) comme conductrice de travaux, dans le renouvellement de réseaux de communes rurales comme Arles-sur-Tech (66), fait que je me sens utile. Sur ce réseau, il y a un caractère d’urgence, avec beaucoup de déperdition de ressource. »
Melvyn Lejeune, en BTS et aide chef de chantier à SCAM TP, a lui aussi partagé son expérience : « J’aime beaucoup le terrain, la variété dans les missions, ce n’est jamais la même chose. Et aussi le fait de travailler en équipe, en étant bien encadré. En deux ans et demi, j’ai appris énormément de choses, sur le nom des pièces, leur assemblage, la pose de tuyaux… Il faut être minutieux, organisé. Et aussi déterminé, pour surmonter des difficultés : manque de place, chantier en extérieur dans les intempéries. » Il a témoigné aux côtés de deux autres jeunes en CAP, Noa Plumail et Victor Touati.
Gregory Forcellino (CESI) et Magdalena Solabarietta (lycée Fernand Léger) ont insisté sur l’employabilité à la sortie de formation. « 90 % des élèves sont pris en CDI dans l’entreprise qui les a formés », a souligné Gregory Forcellino. Julien Biagioni a également rappelé les possibilités d’ascension sociale offertes par la filière.
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