Municipales 2026 à Nîmes : les candidats auditionnés sur les infrastructures et les travaux publics
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Organisée par la FRTP Occitanie, Julien Plantier (centre), Vincent Bouget (rassemblement de la gauche) et Franck Proust (LR), trois candidats aux élections municipales à Nîmes présentent leurs projets, lors des vœux de la FRTP Occitanie, ce 15 janvier au Mas Merlet à Nîmes. Les échanges ont porté sur les mobilités, l’eau et l’assainissement, la prévention des inondations, l’adaptation de la ville au réchauffement climatique et les projets d’infrastructures.
Au micro
– Vincent Bouget, tête de liste « Nîmes en commun »
– Julien Plantier, candidat « Nîmes Avenir »
– Franck Proust, président de Nîmes Métropole, candidat « Tout Nîmes »
Animation : Hubert Vialatte
Ce qu’ont dit les candidats
Mobilités et voirie : report modal et organisation des flux
-Sur les déplacements, Vincent Bouget appelle à renforcer l’offre. « Il faut accroître le report modal entre la voiture et les transports en commun, ainsi que les mobilités actives », affirme-t-il, plaidant pour « un choc de l’offre » et « un plan de rénovation sérieux et pluriannuel de la voirie », estimant que « la voirie s’est très fortement dégradée ».
-Julien Plantier pointe les flux de transit en cœur de ville. « Des milliers de véhicules traversent Nîmes sans avoir rien à y faire », constate-t-il, défendant la création de parkings relais et « un plan de circulation plus fluide entre l’est et l’ouest ».
-Pour Franck Proust, la priorité reste la multimodalité. « Je vais continuer à faire du multimodal », explique-t-il, évoquant le développement de Nîmes Vélo, l’extension des lignes de tram-bus et la transformation de la gare de Saint-Césaire en plateforme multimodale.
Eau, assainissement et inondations : préserver et anticiper
-Sur l’eau, Vincent Bouget résume l’enjeu. « Il y a des fois trop d’eau, et des fois pas assez », souligne-t-il, jugeant que « le rythme de rénovation des réseaux est aujourd’hui insuffisant » et rappelant que le renouvellement des canalisations « prendrait des dizaines d’années ».
-Julien Plantier propose une approche globale. « Nîmes a toujours été liée à l’eau », rappelle-t-il, défendant la création d’« un centre autour de l’eau, mêlant formation, innovation et développement économique », et l’intégration systématique de l’assainissement collectif lors des rénovations de voirie.
-Franck Proust met en avant les investissements réalisés. « Plus de 400 millions d’euros ont été investis depuis vingt ans pour protéger la ville », rappelle-t-il, regrettant « de perdre ce volume d’eau » évacué lors des épisodes pluvieux et évoquant des pistes de réinjection dans les nappes phréatiques.
Adapter la ville au réchauffement climatique
-Sur l’adaptation urbaine, Vincent Bouget insiste sur la désimperméabilisation. « Il faut reconstruire la ville sur elle-même », plaide-t-il, pour une ville « plus végétalisée et plus vivable à l’échelle d’une génération ».
-Julien Plantier défend une démarche expérimentale. « On ne peut plus faire la ville aujourd’hui comme on la faisait il y a dix ou vingt ans », explique-t-il, proposant de tester de nouveaux aménagements à travers « une rue type ».
-Franck Proust revendique une vision de long terme. « Nous ne sommes pas là pour aller chercher de la croissance démographique, mais le mieux-vivre », affirme-t-il, évoquant un programme de végétalisation, d’îlots de fraîcheur et de requalification de plusieurs quartiers sur dix ans.
Un format d’audition revendiqué
« Les candidats ont réalisé un véritable travail pour répondre aux attentes de la profession. C’était l’objectif », souligne Olivier Giorgiucci, président délégué de la FRTP Occitanie.
Ils en parlent sur les médias : Objectif Gard « Vincent Bouget, Julien Plantier et Franck Proust auditionnés au Mas Merlet » (ici).
À (re)lire dans Les Indiscrétions du 19 janvier 2026 « Au Mas Merlet, l’audition studieuse des candidats à la mairie de Nîmes, devant la FRTP » (ici).


