« Transition écologique et climatique »
#TransitionÉcologique #Climat
Organisé par la Communauté de communes Vallée de l’Hérault, le 29 juin 2026 à Gignac (34).
Ce séminaire des élus a réuni les conseillers municipaux des 28 communes de l’EPCI autour du thème « Transition écologique et climatique », en vue du prochain projet de territoire 2027-2034.
Animée par Hubert Vialatte, la plénière matinale (9h-12h30) était consacrée à l’intégration de la transition écologique et climatique dans les politiques publiques locales.
Au micro :
– Jean-François Soto, président de la Communauté de communes Vallée de l’Hérault et maire de Gignac
– Emma Haziza, hydrologue, ancienne responsable pendant dix ans du suivi opérationnel en cellule de crise à la préfecture de l’Hérault
– Serge Zaka, agroclimatologue
– Sandro Casagrande, La Grotte de Clamouse
– Claude-Alexandre Goulard, oléiculteur
La transition écologique au cœur du prochain projet de territoire
En ouverture, Jean-François Soto rappelle que la transition écologique et climatique doit être intégrée dans tous les pans des politiques publiques : urbanisme, mobilité, tourisme, agriculture, éducation…
« On voit bien que tout est déjà sec, alors qu’il a beaucoup plu cet hiver. Ici, nous sommes dans la prospective. Tout le monde ne le fait pas. Ces enjeux de long terme sont fondamentaux. »
La Communauté de communes a déjà lancé plusieurs actions, comme le pôle d’échanges multimodal routier ou, en matière de préservation de la ressource en eau, l’interconnexion entre Pouzols et Le Pouget.
Des acteurs économiques présentent leurs actions d’adaptation
Sandro Casagrande présente les actions engagées par la Grotte de Clamouse (120.000 visiteurs par an, 12 salariés, jusqu’à 34 en pleine saison, pour un chiffre d’affaires de 1,4 M€, contre 4 salariés en 2011).
Il détaille les actions de sobriété hydrique mises en place, la régulation du nombre de visiteurs (pas plus de 900 par jour), les actions pédagogiques ainsi que l’observation scientifique du niveau des nappes, en lien avec Emma Haziza, le Département de l’Hérault et le CNRS de Montpellier.
Claude-Alexandre Goulard cultive 620 pieds d’oliviers à Aniane, Montpeyroux et Saint-Jean-de-Fos. La Communauté de communes Vallée de l’Hérault lui a confié en fermage deux hectares irrigables au Pont du Diable, dont un hectare planté en jeunes oliviers. L’autre hectare sera consacré à la culture de l’aloe vera.
« C’est une plante utilisée en laboratoire, connue pour ses bienfaits pour la santé (vitamines, antioxydants, avec des bienfaits cutanés et digestifs). Ces laboratoires sont en demande d’une production française, car ils se fournissent en Amérique du Nord. »
Cette plante est très peu gourmande en eau. Face à la crise viticole, dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales notamment, des viticulteurs ont mis cette culture en place pour faire face à la baisse de rendement et de production en vin.
Accompagner les nouvelles filières agricoles
Serge Zaka insiste sur le fait qu’il faut accompagner le lancement de ces nouvelles filières agricoles.
« Une nouvelle espèce cultivée ne se limite pas au fait de la planter. Pour lancer une filière, il faut du matériel agricole, mettre aux normes les bâtiments, les aspects de transport, de transformation, de marketing, la stratégie AOC et IGP… Autant de points qu’un agriculteur ne peut pas gérer seul. »
Messages clés :
– La transition écologique et climatique est au cœur du prochain projet de territoire 2027-2034 de la Vallée de l’Hérault.
– Les enjeux concernent l’ensemble des politiques publiques : urbanisme, mobilité, tourisme, agriculture, éducation et gestion de l’eau.
– Les exemples présentés montrent des démarches d’adaptation déjà engagées sur le territoire, en matière de gestion de l’eau et de diversification agricole.
Plus d’infos sur LinkedIn.Ils en parlent sur les réseaux : Yannick Monlouis (ici), Communauté de communes Vallée de l’Hérault (ici), Grotte de Clamouse (ici).
Retrouvez le compte rendu sur Les Indiscrétions du 29 juin, par ici.




